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La Gazette des Terroirs



N° 8 Juillet - Août 2004



Sommaire

L'huître du bassin
d'Arcachon, un
fruit de mer qui
met l'eau à la
bouche

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Un peu d'histoire



Photo d'un Parc à huîtres à marée basse sur la face ouest de la Pointe du Cap-Ferret. Les ostréiculteurs y accédent à l'aide de tracteur et travaillent tout au long des six heures de la marée basse. Sans aucun lien.
Crédit photos S. Lacroix
Parc à huîtres à marée basse sur la face ouest de la Pointe du Cap-Ferret. Les ostréiculteurs y accèdent à l'aide de tracteurs et travaillent tout au long des six heures que dure la marée basse.

L'huître du bassin d'Arcachon,
un fruit de mer qui met l'eau à la bouche
.
De tout temps le Bassin d'Arcachon abrita l'huître. Cette poche ouverte sur l'Atlantique bénéficie de courants favorables à l'ostréiculture. Aujourd'hui, la majeure partie des huîtres produites en France provient des parcs arcachonnais.

Sous l'égide de Colbert, toute personne tirant sa subsistance de la mer (pêcheur, charpentier, etc.), devait être inscrite sur des registres particuliers (d'où le terme d'inscrit maritime). En échange d'un temps de service d'un an tous les quatre ans dans la marine de guerre, elle obtenait le versement d'une retraite et le droit de pêche et de chasse sur le domaine maritime. La récolte des huîtres se pratiquait de novembre à mars. Grâce à la richesse des gisements, les huîtres se vendaient à Bordeaux, dans le Médoc, et les Landes.

Elles furent exportées jusqu'en Angleterre et en Hollande. Dans une saison près de 75 millions de gravettes étaient transportées sur Bordeaux. Les huîtres-mères (ou huîtres de drague) vivaient dans les algues et la vase des crassats. La pêche s'effectuait à pied avec un bâton, afin de dégager les herbes, et des râteaux ferrés. Les huîtres étaient également pêchées à la drague dans les chenaux.

La pêche intensive, l'excès de vase, le bigorneau perceur et le pillage par des navires en provenance des côtes françaises, d'Espagne, de Hollande et d'Angleterre dévastèrent les bancs sauvages. À tel point que dès 1816, la disparition des bancs naturels semblait inéluctable.

Reportage réalisé par Stéphane Lacroix

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