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La Gazette des Terroirs



N° 15 Septembre - Octobre 2005



Sommaire

À la découverte
des pinasses dans
le bassin
d'Arcachon

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Un peu d'histoire



 Jusqu'au milieu du XIXéme siècle, l'évolution de l'architecture de la pinasse sera lente. Les courbures naturelles des racines et des branches de cime de pin sont recherchées pour la confection des membrures sur lesquelles sont rivés, par des chevilles de saule (gournables), les bordés à clins. L'étrave, l'étambot sont sans râblure. De 1870 environ jusqu'à la motorisation, il n'existera que trois types de pinasses. Sans aucun lien.
Crédit photos S. Lacroix
La pinasse attend sagement la marée haute. Aujourd'hui elle n'est plus utilisée que pour la plaisance. Chaque année des courses sont organisées dans les différents ports du bassin.

À la découverte des pinasses dans le bassin d'Arcachon.
La pinasse voguait déjà dans le golfe de Gascogne en 1451. En effet, lors du siège de Bayonne, Dunois et l'armée de Charles VII, employèrent douze vaisseaux biscayens, appelés pinaces, pour empêcher le ravitaillement du port. Puis en 1606, les anglais établis à l'embouchure de la rivière Kennebec (Etat du Maine) construisent, pour revenir en métropole, Virginia, une pinace de trente tonnes, sans bout-dehors, dotée d'un gréement à livarde, comme les bateaux de charge de la Tamise. Ce navire fera plusieurs traversées.

En France jusque dans les années 1930, sur les côtes landaise et girondine, les pêcheurs utilisaient une pinasse de côte qui pouvait atteindre 9 m de long et contenir 16 hommes d’équipage. Embarqués durant plusieurs jours, ils disposaient d’un coffre étanche, le"troupés", situé au milieu du bateau. Il abritait la paillasse, les couvertures, les provisions, une cocotte en fonte, un grill, les couverts et un étui en bambou qui protégeait le rôle. Le fourneau à charbon de bois, les cantines de vin et d'eau étaient calés entre le "troupès" et le bordé de la pinasse. Pour la nuit, les matelots disposaient d'une cabanne faite avec la voile.

À la place du mât, ils installaient une planche encochée de 1,50 m. Dans cette encoche, ils glissaient une perche de 6 m qui s'engageait sous la lie pour s'appuyer sur l'étrave intérieure temporairement cintrée vers le bas par un bout. La voile était déployée par-dessus la perche, enroulée autour d'un aviron et amarrée avec un bout cousu sur la chute de la voile dans ce seul but. Au cours de l'été, les pêcheurs s'affrontaient lors de régates. Plusieurs types de pinasses évoluaient, pinasses à deux rameurs, pinasses à quatre rameurs avec barreur, pinasses à voile. Les enfants concourraient quant à eux sur des canots à rames.

Aujourd'hui, diverses pinasses, sorties des Établissements Dubourdieu, voguent encore sur le bassin d'Arcachon. Cette entreprise a vu cinq générations se succéder depuis 1800. Jean-Pierre Dubourdieu sera le dernier charpentier naval de cette maison. En 2001, il vend l'entreprise. Il a 71 ans et aspire à la retraite. Il n'en continue pas moins d'oeuvrer dans une association qui restaure des pinasses. En cette année 2005, avec ses collègues charpentiers, il met la dernière main à un sardinier. Et quand il se rend sur le bassin d'Arcachon, Jean-Pierre Dubourdieu est souvent sollicité par d'heureux propriétaires de pinasses. La discussion s'engage alors avec passion.

Reportage réalisé par Stéphane Lacroix

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