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La Gazette des Terroirs



N° 21 Septembre - Octobre 2006



Sommaire

A la découverte
du vieil Antibes.

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Un peu d'histoire



Photo d'un complet de travail en velours. Utilisé tous les jours, les vêtements de travail subissent bien des avatars, mais leur durée de vie dépasse les trois ans. Réalisés en 500 raies ou encore en côte jonc, ces vêtements de travail sont d’une grande qualité. Sans aucun lien.
Crédit photos S. Lacroix
Le chateau Grimaldi érigé sur un piton rocheux veille sur l'entrée du port d'Antibes.

A la découverte du vieil Antibes.
Il y a plus de 100 ans, la Côte d'Azur ou la Riviera comme on l'appelait alors, attirait déjà les touristes, en raison d'un climat et d'un relief privilégiés, à savoir 300 jours d'ensoleillement par an, 16° de température moyenne annuelle et des pluies qui, bien que parfois violentes ne durent pas longtemps.
Mais bien avant cette génération de touristes, il y eut les Ligures, les Phéniciens et les Etrusques. Puis les grecs de Phocée y fondèrent Antipolis au Ve siècle avant Jésus-Christ. Baptisée Antiboul sous les romains, la ville s'inscrit comme l'un des lieux privilégiés de commerce du Bassin Méditerranéen. Après l'Empire romain, Antibes connaîtra les invasions, jusqu'à l'installation des Francs. Au XIe siècle, les croisés s'y embarquent pour la terre sainte avec sur les voiles de leurs navires le pavillon bleu à croix blanche, qui est à l'origine des armes de la ville.

La vocation militaire de la cité naîtra avec la guerre de Cent ans. François ler et ses successeurs renforceront les fortifications. Sous Henri III, la tour Saint-Laurent, deviendra le Fort Carré. Cité pontificale et cité royale, Antibes devint une place forte de par sa proximité avec l'Italie. Louis XIV en confia le développement à Vauban, qui rendit ses remparts inexpugnables. Aucune campagne militaire n'aura jamais raison de la cité, pas plus celle de 1707 que le siège de 1746, où elle résista héroïquement au feu nourri de 2600 bombes et 200 pots à feu autrichiens. En 1710 Vauban termine les remparts et les fortifications emmurant totalement la ville, ainsi que le Fort dominant l'anse Saint-Roch.

La peste, puis de nouveaux sièges, ruinent l'activité économique de la ville au cours du XVIIIe siècle. Discrète pendant la Révolution, sous le Consulat et l'Empire, Antibes connaît un nouvel essor à la Restauration, confirmé dès 1860 après le rattachement du Comté de Nice à la France. Lors du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan au retour de l'île d'Elbe, la ville d'Antibes récupére, en récompense de sa fidélité à Louis XVIII, son titre de " Bonne Ville " que lui avait enlevé l'empereur. Elle y gagna en outre ses nouvelles armoiries. En 1894, la ville se développe à l'intérieur des terres et commence le démantèlement de ses remparts. Le Cap d'Antibes accueille alors les premiers touristes en villégiature et la station balnéaire de Juan-les-Pins voit le jour en 1882.

Après la première guerre mondiale, la ville ne cesse de croître mais reste moins urbanisée que d'autres parties du littoral. Antibes attirera beaucoup d'artistes, comme Prévert, Audiberti, Greene ou Picasso qui trouve dans les vieilles pierres du Château une nouvelle source d'inspiration. La gastronomie antiboise tirera aussi partie des diverses invasions. Avec les Gênois ce sera la soca, galette de pois chiches, cuite de préférence au feu de bois dans une tourtière de cuivre; elle se déguste chaude ou froide assaisonnée de poivre et accompagnée d'un rosé local.

Et puis, il y a la pissaladière, tarte salée, à base d'oignons, d'olives noires, d'huile d'olive et de purée de poissons salés, appelée « Pissalat », le tout cuit au four sur une pâte à pain à l'huile. Poivrée au sortir du four, elle se sert en entrée, chaude ou froide, s'accompagne d'une salade verte ou d'un fromage frais (chèvre ou brebis frais).La réussite de la pissaladière réside dans la compote d'oignons qui doit subir une cuisson à feu très doux. Plus curieuse est la fabrique de la pâte guimauve, une confiserie contemporaine légère, molle, élastique et qui ne contient en aucun cas de la guimauve. Cette pâte de guimauve réalisée artisanalement par Pierre-Alexandre Juffard, à partir de sucre cuit, de blancs d'oeufs montés et d'un arôme naturel fait la joie des petits et des grands.

Reportage réalisé par Stéphane Lacroix

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