Image représentant le logo de la gazette des Terroirs. Sans aucun lien.

Accueil Articles Archives Régions Commander Contacts





La Gazette des Terroirs



N° 23 Janvier - Février 2007



Sommaire

Escapades gourmandes
en Meuse

La confiture de groseille de Bar Le Duc.
Terroirs Infos
Photos
Carte
Un peu d'histoire



Photo d'un complet de travail en velours. Utilisé tous les jours, les vêtements de travail subissent bien des avatars, mais leur durée de vie dépasse les trois ans. Réalisés en 500 raies ou encore en côte jonc, ces vêtements de travail sont d’une grande qualité. Sans aucun lien.
Crédit photos S. Lacroix
Les groseilles sont délicatement épépinées à l'aide d'une plume d'oie, dont la pointe est finement taillée en biseau. Ce procédé garantit la consistance du fruit avant sa cuisson.

Petites gourmandises meusiennes.
La confiture de groseilles épépinées à la main et à la plume d'oie voit le jour à Bar-le-Duc à la fin du Moyen-Âge. En 1344, au sein de la noblesse et de la bourgeoisie, il était d'usage de remercier les juges en leur présentant des verrines de confitures, dès lors qu'un parti avait gagné le procés.

En 1364, les comptes de Jean de Longeville et plus tard, en 1372, ceux de Perrin de Lamothe, celleriers du château de Bar, mentionnent l'achat de ces confitures.

Par décision prise en conseil le 7 janvier 1403, Robert de Bar fait acquérir des confitures de Bar moyennant la somme de 90 livres. Vers le milieu du XVIIIe siècle, Marie Stuart, dont la mère était née au château de Bar, venant de Reims avec son royal époux François II, goûta cette confiture et la compara à "un rayon du soleil dans un vase".

Depuis le XIVe siècle, la confiture de groseilles rouges épépinées est produite exclusivement dans la ville de Bar-le-Duc et nulle part ailleurs dans le monde. En 1909 les confituriers les plus importants emploient une centaine d’épépineuses et fabriquent près de 600.000 pots. La production chute avec la 1ère guerre mondiale, repart durant l’entre-deux-guerres avant de sombrer au cours de la 2ème guerre mondiale. Les confituriers ferment les uns après les autres. En 2006, il ne reste qu'un seul artisan confiturier.

Aujourd'hui, les groseilles rouges ou blanches sont toujours épépinées à la main, à l'aide d'une plume d'oie dont la pointe est finement taillée en biseau. La technique consiste à inciser le grain sur le côté. Puis, délicatement, l'épépineuse ôte les pépins un à un, en les faisant glisser dans la hampe creuse de la plume d'oie afin de préserver la consistance du fruit. L'entaille sera recouverte avec le lambeau de peau, conservant ainsi le croquant et la saveur du fruit. Les groseilles sont ensuite jetées dans un sirop de sucre brûlant. Ce procédé confère à la groseille toute sa saveur et sa couleur claire tout en la gardant intacte.

Reportage réalisé par Stéphane Lacroix

Ecouter un extrait
La suite de cet article au format CD-Audio sur La Gazette des Terroirs©


Longues Roies Productions © 2001. Tous droits réservés.

L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance des droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
Ce site Web a été optimisé pour faciliter la navigation des personnes mal ou non voyantes.