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La Gazette des Terroirs



N° 2 Juillet - Août 2003



Sommaire

Course landaise
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Un peu d'histoire

Rubrique histoire
Histoire de la course landaise
Pratique contestée, parfois interdite, selon les époques, les jeux bovins gascons se structurent à partir de la seconde partie du 18e siècle. Tout est alors codifié dans un jeu arrivé jusqu'à notre époque.
Cette compétition sportive, entre un homme et une vache, se déroule dans une arène. Dans cette rencontre, l'écarteur, par des figures codifiées, tente d'éviter la vache élevée pour le "charger".

De tous temps, la Gascogne fut le théâtre de jeux bovins. Des traditionnels lâchers de taureaux et de boeufs dans les rues de Bayonne et dans bien d'autres places fortes de la région, aux courses formelles ou secondes d'aujourd'hui, toutes avaient pour but l'affrontement entre les hommes et des bovins. Des accidents mortels entachent certaines manifestations. Les archives municipales de la ville de Dax, de Pau et d'Auch font état de divers procès-verbaux relatifs à des interdictions. À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, ces jeux se structurent.

Face aux interdits des autorités religieuses et civiles, la course devient un jeu codifié et se démarque de la course espagnole. Un arrêté préfectoral en date du 3 juin 1803 est considéré comme historique. Le préfet du moment, devant la passion locale pour ce type de course, (les participants n'hésitent pas à braver amendes et prison) cède et sa signature légalise de fait la pratique des courses dans les Landes. Dorénavant ces courses se dérouleront dans un lieu fermé, l'arène. Aucune mise à mort dans ces jeux taurins n'était tolérée. Du fait de la réglementation, une émulation entre participants favorisa ce sport. Plusieurs concurrents s'illustrèrent (les frères Darracq, Chicoy, Cizos).


Les écarteurs téméraires tentent un écart

À l'instar du Général Lamarque, et son célébre "Boeuf Brûlé", la réputation de certains élévages se confirme. Vers 1853, l'engouement pour les courses taurines espagnoles (corrida) bat son plein. La population locale apprécie cette pratique. Les jeux taurins gascons s'inspireront de ce type de course. Le terme de course landaise et la spécificité de son jeu émergeront entre 1880 et 1914. La pratique de la course landaise dans l'arène nécessite une forme particulière. Cette dernière, en forme de fer à cheval, est constituée d'une piste de sable. Elle favorise la course en ligne droite de l'animal. Elle se complète de gradins pour les spectateurs. Sur l'un des côtés, des loges accueillent le bétail. Les pratiquants se protègent des assauts de l'animal derrière des palissades, appelées "talenquères".

Petit à petit, la pratique de la course dans une arène débouche sur une technique sophistiquée des figures exécutées par les "écarteurs". L'exploit cède le pas à celle-ci. L'écart sur le saut (l'écarteur effectue un saut sur place, pivote sur un pied du côté opposé au coup de tête de la vache), la feinte, font leur apparition. Le seul "paré" qui consistait à se placer face à la vache et à se pousser au dernier moment, lors de la charge de l'animal, n'est plus. À chaque représentation, devant la vache, tenue à l'aide d'une corde par un cordier, les écarteurs téméraires tentent un écart à l'intérieur de cette corde; faisant ainsi fi de sa protection. Les actions de saut évoluent aussi. Ainsi le saut pieds joints dans un béret, à la barre, tel un sauteur à la perche, fait son apparition.

Le 13 août 1886, dans les arènes de Peyrehorade, Charles Kroumir éxécute un saut périlleux au-dessus du "taureau" Mazzantini. Le public l'applaudit durant près d'une demi-heure. La course landaise s'impose enfin comme un sport à part entière. Du coup, le costume traditionnel (chemise, pantalons, sandales et béret) subit lui aussi des changements. Le boléro d'apparat enrichi de fils d'or et de perles emprunté à la tradition des corridas, ainsi que le "paséo", défilé de présentation au public au son de la musique de Carmen modifient les habitudes des écarteurs. En 1905, un Landais, Fernand Tassine, écrit "La Marche Cazérienne".

Depuis, elle est jouée en début et en fin de course.Le vocabulaire des pratiquants espagnols envahit lui aussi le monde de la course landaise. Le mot "torero" s'applique au participant écarteur. Le terme "cuadrilla" signifie équipe et englobe l'ensemble des écarteurs. Le "ganadero" désigne celui qui possède une "ganaderia", c'est-à-dire un élevage de vaches qui servent dans l'arène. Les"plazas" sont les pistes où se déroulent les courses. Jusqu'à la saison des courses landaises qui répond au joli nom de "temporada".




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