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Petit tour d'horizon

Carte de France et la région Aquitaine. Sans aucun lien.

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Située dans le nord-est de la France, la Lorraine (23 547 km?) dont la capitale administrative est Metz. Elle comprend quatre départements ayant approximativement la même superficie : la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et les Vosges et compte 2 310 000 habitants, les Lorrains (soit une densité de population de 99 habitants au km2). La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne. La formation géologique du plateau lorrain remonte à plus de 250 millions d'années, en même temps que la création des Vosges. Son point culminant, le Hohneck, atteint 1 364 m d'altitude. Le bassin houiller lorrain se situe au nord du département de la Moselle, et s’étend sur une superficie de 49 000 ha regroupant environ 70 communes. Ces bassins miniers désormais désaffectés posent de nombreux problèmes car l'eau s'engouffre dans les galeries causant des affaissements de terrain, comme à Auboué en Meurthe-et-Moselle le 14 octobre 1996. En avril 2004, huit siècles d'histoire minière s'achèvent avec la fermeture du puits de la Houve à Creutzwald en Moselle. Après la fermeture du siège de Merlebach au mois d'octobre 2003, le puits de la Houve, exploité par les Houillères du Bassin de Lorraine arrête sa production, signant ainsi du même coup la fermeture de la dernière exploitation charbonnière française. En dehors de la métallurgie lourde (extraction du minerai de fer, sidérurgie), du textile, la Lorraine possède de nombreuses ressources agricoles : des céréales (orge, colza, avoine), des vergers de pruniers (mirabelle, quetsche, reine-claude) et un élevage bovin (vaches laitières).

La Lorraine nourrit en son sein d'illustres personnages. Tout d'abord Jeanne d'Arc, dite la Pucelle d'Orléans, qui naquit à Domrémy en 1412. A 13 ans, cette fille de laboureur entend des voix divines lui ordonnant de partir délivrer Orléans, assiégée par les Anglais. Après plusieurs victoires sur les armées anglo-bourguignonnes elle conduit Charles VII à Reims et le fait sacrer en juillet 1429. En 1430, elle tente de sauver Compiègne, capturée, elle est remise aux anglais. Jugée sans avocat, condamnée pour hérésie, elle est brûlée vive à Rouen en mai 1431. Réhabilitée en 1456 grâce à Charles VII, cette héroïne nationale béatifiée en 1909 sera canonisée en 1920.

A la fin du seizième siècle, la Lorraine eut comme personnage illustre, Stanislas Ier Leszczynski. Stanislas Ier naquit en 1677 à Lwow, Pologne et mourut à Lunéville en février 1766. Roi de Pologne de 1704 à 1717, puis de 1733 à 1736, il était le père de Maria-Karolina Leszczynska qui épousa Louis XV en 1725. Le traité de Vienne lui octroyant les duchés de Lorraine et de Bar en 1738, Stanislas donna à la cours de Lorraine un éclat envié dans toute l'Europe et fut apprécié de ses sujets. A l’écoute de leurs besoins, il apporta des solutions dans des domaines comme l'assistance publique, la lutte contre la disette, l'instruction, le progrès sanitaires. Afin d’assurer le bien-être de ses sujets, Stanislas créa une "sécurité sociale" en accordant une bourse de 100 000 livres destinée à faire face aux évènements imprévus, tels que les accidents, la maladie ou l’infirmité. Quant à l’éducation qui faisait souvent défaut à l’époque, Stanislas y remédia en fondant en 1748, un ordre de la congrégation des frères des écoles. Il obtint des frères de tenir plusieurs écoles gratuites dans la ville de Nancy, et de diriger la renfermerie de Maréville qui devint l’asile des délinquants et des fous.

La Lorraine fournit aussi des inventeurs, à l'image de Nicolas-Joseph Cugnot qui voit le jour à Void (Meuse) le 26 février 1725, et décédé à Paris le 10 octobre 1804. Cet ingénieur militaire, crée en 1769 son premier Fardier, un engin destiné à remplacer les attelages de l'Artillerie en campagne. En 1770, il dessine les plans d'un nouveau Fardier que le roi Louis XV décide de financer. En 1771, Cugnot réalise le Fardier n°3 qui est actuellement déposé au Conservatoire National des Arts et Métiers, Musée National des Techniques (292 rue Saint Martin - 75003 Paris). Equipé d'un moteur à 2 cylindres en ligne à haute pression et à simple effet, le fardier fonctionnait à la vapeur. Grâce à une transmission à roue avant par chaîne et roue à rochet et d'une carrosserie au chassis format plateau muni de roues en chêne, à rayons, cerclées de fer, il filait ainsi à près de 4 km/h, pesait 2.8 tonnes à vide et 8 tonnes environ en charge.

La Lorraine vit l'un de ses enfants, Raymond Poincaré accéder à la présidence de la République de 1913 à 1920. Né à Bar le Duc le 20 août 1860, il décéda à Paris le 15 octobre 1934. Avocat au barreau de Paris en 1880, il obteint en 1883 le titre de docteur en droit. Député à partir de 1887, puis sénateur de la Meuse à partir de 1903, il se spécialisa au Parlement dans les questions financières. Il n’était âgé que de trente-deux ans, lorsqu’il fut nommé, en 1892, ministre de l’Instruction publique, sous l’étiquette progressiste. L’année suivante, il accéda au ministère-clef des finances qu’il devait occuper de nouveau à plusieurs reprises en 1895 et 1896. En janvier 1912, il fut appelé par Armand Fallières à former le nouveau gouvernement où il prit pour lui-même le portefeuille des Affaires étrangères. Mais dès l’année suivante, il posa sa candidature à la présidence de la République et fut élu à la magistrature suprême en janvier 1913.

Pendant la guerre, il devait incarner l’unité de la nation, appelant dès le mois d’août 1914 à « l’union sacrée » de tous les Français. Il quitta l’Élysée en 1920, auréolé d’un prestige largement dû à l’autorité dont il avait su faire preuve lors du règlement de la paix. Pendant dix ans encore, il devait jouer un rôle politique de premier plan, se retirant définitivement en 1929 pour des raisons de santé. Raymond Poincaré avait été élu à l’Académie française le 18 mars 1909. Son élection succédait à celle de son cousin germain, le mathématicien Henri Poincaré. La droite de l’Académie, hostile à Raymond Poincaré, avait fait élire le scientifique, pensant à tort que deux membres de la même famille ne pouvaient être élus coup sur coup. Reçu le 9 décembre 1909 par l’historien Ernest Laville, Raymond Poincaré devait à son tour recevoir le maréchal Foch en 1920. Bien qu’étant alors Président de la République et, partant, protecteur de l’Académie, il se comporta ce jour-là, situation unique, comme un simple académicien et revêtit l’habit vert pour accueillir le héros de la Marne qui, lui, portait son uniforme militaire.

Saint-Nicolas, patron des écoliers, des jeunes filles à marier, des marins, des soldats, de la Lorraine et de la Russie est le symbole le plus connu de la Lorraine. Le duc de Lorraine René II, lorsqu'il sortit victorieux de Charles le Téméraire à la Bataille de Nancy en 1477, lui consacra son duché. Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari, né à Patara, une cité de Lycie, au sud-ouest de l'Asie Mineure (région appelée maintenant Turquie d'Asie) entre 250 et 270 après J-C; il meurt le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure. C'est l'un des saints les plus populaires en Grêce et dans l'Eglise Latine.

Nicolas de Bari fût Evêque de Myre au 4è siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes. Le jour de sa naissance, il se tint debout dans le bain. Adolescent, il évitait les divertissements et fréquentait les églises. Saint Nicolas fît un pélerinage en Egypte et en Palestine. A son retour, son oncle, l'évêque de Myre, mourut. Une petite voix recommanda aux évêques assemblés pour désigner son successeur, d'élire celui qui entrerait le premier à l'église et se nommerait Nicolas. Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain et enterré à Myre. Pour cette raison, on célèbre la Saint-Nicolas le 6 décembre. En 1087, des marchands italiens volent ses ossements à Myre et les emportent à Bari.

Les légendes traditionnelles de Saint Nicolas furent pour la première fois recueillies et écrites en Grêce par Metaphrastes au 10è siècle. En Allemagne et dans l'est de la France surtout en Lorraine et en Alsace, c'est Saint Nicolas, patron des enfants, qui apporte les présents. Dans ces régions la date du 6 décembre, fête de la Saint Nicolas, revêt autant d'importance, si ce n'est pas plus que Noël, le 25 décembre. Depuis le onzième siècle, on raconte que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les méchants reçoivent une trique donnée par le compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard. Au fil des siècles la légende disparut peu à peu à l'exception d'un épisode conté par Saint Bonaventure au treizième siècle. Celle des enfants enlevés, tués, mis au saloir et sauvés par Saint Nicolas qui leur rendit la vie. C'est la légende la plus marquante sur Saint Nicolas. Elle donna également naissance à une chanson. Le décor ainsi que certains détails évoluèrent et l'épisode s'adapta progressivement à la région, pour entrer définitivement dans les mémoires lorraines.

La Légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l'hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie.


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